Population : 8 857 000 Habitants Superficie : 1 098 581 km2 Monaie : Boliviano (1 € = 10,544 Bob) Langue officielle : Espagnol Capitale : La Paz Kilomètres parcourus sortie Bolivie :
07 Octobre. Passage frontière Bolivienne en 1/2h aucun problème. Nous prenons la route de Uyuni, l'enfer commence. Nous slalomons entre route et pistes poussièreuses et défoncées, de gros travaux étant en cours. Nous nous arrêtons au bord d'une piste pour un bivouac et une douche bien mérités. Nous sommes à 3 600m d'Alt. Nous avons rencontré les premières femmes Boliviennes. Leur costume coloré leur à été imposé au 18 éme siècle par le roi d'Espagne. La coiffure avec la traditionnelle raie au milieu découle d'un décret du vice roi de Toledo. Ce costume est devenu l'emblème du pays. 08 Octobre. Toujours de la piste dans des paysage magnifiques. Bivouac à 4 000m d'Alt, -11° dans la nuit, et glace sur les vitres. Le chauffage à Jean-Paul n'a rien voulu savoir. Pour Athomax, grosses fumée noire au démarrage (manque d'oxygène). 09 Octbre. Arrivée à Uyuni en passant par Atocha (nous nous sommes trompés de piste, et nous avons traversé les montagnes au cap par des sommets supérieurs à 4 200m). Nous avons aperçu des vigognes et des dunes de sable. Athomax ne dépassant pas les 30 Kms/h. La ville juchée à 3 600m d'Alt. ne présente pas d'intêret particulier. Elle sert de base de départ pour le Salar et les alentours. Beaucoup de touristes Français. Nous avons trouvé un Hôtel avec des chambres très confortables, et surtout une grande coure fermée où nous pouvons dépoussièrer les camions et effectuer les diverses réparations et révisions (pour ma part, banquette qui ne tient plus, plus de lumière dans la cellule, plaque d'immatriculation disparue, tout va bien). Comme nous restons 2 jours, j'aurais bien le temps de tout réparer. Il y a une laverie. Ouf !, les nanas ont bien mérité une pose cocooning. 10 Octobre. Grand nettoyage des véhicules. En ville, nous avons retrouvé Thierry Nathalie et leurs enfants. Salta ne nous lache pas. mangé ensembe le midi (menu 2€ mais il ne faut pas être exigeant). Impossible de publier notre sitre car pas de WiFi et les cybers ne veulent pas que nous raccordions les portables avec leur câble. Dommage vous n'aurez pas de nos nouvelles tout de suite, mais tout va bien, l'aventure continue. 11 Octobre. Athomax se fait une toilette au Karcher, il en a bien besoin. Parcours du combattant pour trouver du Gaz-oil, les camions ne devaient livrer qu'a 11h, mais quand nous arrivons des dizaines de camions font déjà la queue. Nous réussissons a faire les pleins en début d'après midi. Ensuite, change, courses et route vers le Salar. Nous entrons par Colchani à 20 Kms au nord d'Uyuni. Direction l'hôtel de sel que nous visitons. Il est entièrement construit en brique de sel, nous avons léché les murs pour tester : c'est vrai ! (l'intérieur est magnifique, voir photos). Le Salar d'Uyuni est la plus vaste réserve au monde (12 106 Kms/carrés) 3 653m d'Alt. Nous sommes fascinés par cette blancheur aveuglante, une étendue à l'infini. Le sol est composé de losanges réguliers. Paysage époustouflant. Nous nous dirigeons au cap vers l'Isla Incahuasi couverte de cactus. C'est la plus touristique. Nous installons notre bivouac à l'Isla Pescado avec un peu d'imagination on se croirait sur une autre planète. Repas cassoulet Toulousain, un verre de vin d'Argentine : le Pérou dans le Salar. 12 Octobre. Direction le Volcan Tunupa, il pleut sur le Salar, le paysage devient grisatre. Nous avons du mal à distinguer le sommet qui de situe à 5432m. Selon la légende Atahualpa lacéra la poitrine d'une femme appelée Tunupa sur les pentes du Volcan et le lait qui en coula format le Salar. Joli. Nous prenons la direction de Salinas pour sortir du Salar, mauvaise initiative. Petit conseil pour les voyageurs en véhicule : nous sommes tombés sur des bourbiers infranchissables et le Salar était recouvert de 20cm d'eau, donc impossible de voir les trous. Si nous n'avons pas utilisé les pelles et plaques c'est que nous avons eu beaucoup de chance. Donc demi tour pour retourner au Volcan et de là direction Llica et ensuite Salinas par la piste qui contourne le Salar. Bivouac sur la piste. 13 Octobre. Nous arrivons à Challapata la plus importante localité du trajet et jadis un important centre d'extraction de chaux. Aujourd'hui ses habitants vivent de la contrebande de voitures provenant du Chili. A 3 Kms de la ville Jean-Paul vide un jerrican pour éviter la panne. Les pistes sont gourmandes. Direction Potosi. Du goudron, Athomax et sa copine la tortue apprécient et se mettent à caracoler. Beaucoup de troupeaux de Lamas. Potosi 149 000 Hab. 4 070 m d'Alt. Les conquistadors n'ont pas trouvé l'Eldorado mais se sont emparés de Potosi et de son Cerro Rico (mont riche) rempli d'argent, c'est une ville grouillante. Nous avons traversé les quartiers populaires pour visiter la "Casa de la Moneda" le plus beau musée d'Amérique du Sud mais il était fermé, et la cathédrale en pleine réfection. La statue de Simon Bolivar veille sur cette ville ou tant d'évènements se sont passés. Descentes et montées monstrueuses, les freins d'Athomax ont beaucoup chauffé et nous sommes obligés de nous arrêter pour laisser refroidir. Rencontre avec un Bolivien qui nous a longuement parlé de la pauvreté de son pays et des conditions inhumaines de travail des mineurs qui utilisent encore la massette et le burin et ne tiennent le coup que grace à la Coca. Il était amère et désabusé. 14 Octobre. Sucre : 247 300 Hab. 2 790 m d'Alt. Surnommée la ville blanche de l'Amérique du Sud, elle se dresse fière et distinguée. C'est ici que fut déclarée l'indépendance, elle est la Capitale constitutionnelle du pays. Architecture Coloniale et batiments chaulés. Nous partons manger au restaurant en laissant Athos dans le camion, en revenant à 13h30 nous trouvons 2 policiers et un attroupement. Tout de suite nous regardons dans le camion mais pas de Athos. La vitre latérale droite à été brisée avec un gros cailloux et tout les matériels électroniques volés (sauf l'ordinateur). Un placard à été défoncé et des vêtements aussi ont disparus. Nous pensons qu'Athos à eu peur et qu'il s'est enfui en sautant par la vitre brisée. Tout de suite les recherches commencent dans le quartier, mais rien. Un Bolivien qui travaille à l'école Française arrive après avoir été appelé par une femme, il nous conseille de faire des photocopies de la photo du chien et de les distribuer aux taxis et à toutes les personnes passant dans la rue. C'est ce que nous faisons. Pendant que la Police fait ses investigations, je pars accompagné d'un dentiste qui a son cabinet devant les camions à deux chaînes de télévision afin de faire diffuser des spots de recherche contre récompense. Cela se fait en quelques instants et je paye 60 Bolivarios à la première et 40 à la seconde. Spots pour le soir et le lendemain matin. Nous retournons au camion, et là surprise, je vois Athos arriver en courant vers moi et me saute dessus. Il a été retrouvé grâce aux photos distribuées car beaucoup de personnes nous ont dit l'avoir vu courrir comme un fou dans le quartier. C'est une femme qui avait sa photo qui l'a reconnu dans un cyber où il avait été se réfugier. Le dentiste se propose de nous aider à trouver un réparateur pour mon carreau. Nous prenons donc rendez-vous pour le lendemain. Bivouac devant le commissariat de Police. 15 Octobre. 9h, départ avec le dentiste pour trouver un garage succeptible de me changer la vitre. Après avoir parcouru la ville entière nous trouvons enfin un atelier qui se propose de me couper une vitre en acrylique et que j'aurais le camion à 17h. Nous retournons chercher le camion et ils commencent à démonter la vitre côté chauffeur pour pouvoir traçer. Ensuite découpage sur le troittoir et c'est moi qui fait le remontage avec un gamin de 12ans car les autres sont occupés sur d'autres véhicules. Il est 17h, cout de l'opération 60 US$. Retour sur la place principale où nous trouvons 2 places pour nous garer et direction la police pour porter plainte et avoir une attestation pour mon assurance. Ceux ci me font savoir qu'il faut une demande officielle rédigée par un avocat. Donc toujours avec mon dentiste direction un cabinet d'avocat de ses amis qui établi le sésame. Cout de l'opération 30 Bolivarios. Le dentiste, comme je m'y attendais me demande de l'argent car me dit-il il a perdu des consultations. Après négociations, nous tombons d'accord sur la somme de 80 US$. Rendez-vous pris pour le lendemain 9h pour aller à la Police. Bivouac sur la place principale (place du 25 Mai). 16 Octobre. Direction la Police, et bien sûr ceux qui étaient là hier soir, et qui m'avaient dit que je pourrais avoir mon papier dans la journée sont absents. Ceux présents me disent de revenir Lundi. Mon dentiste qui à le bras très long téléphone au Commandant de la Police et comme par magie on me dit de revenir dans une 1/2h. 50 Bolivarios pour la secrétaire qui à tapé le rapport. Mon dentiste m'explique encore une fois qu'il à perdu beaucoup de clients et me demande 200 US$. Après négotiations nous tombons d'accord sur 50 US$. Un grand merci à lui car sans son aide je ne m'en serait jamais sorti seul. Il est 14h quand nous quittons enfin Sucre. DONC, UN SEUL CONSEIL POUR LES VOYAGEURS EN VEHICULES, FAIRE TRES TRES ATTENTION DANS LES VILLES CAR LES VOLS SONT TRES CONNUS DES BOLIVIENS ET LA POLICE EST BIEN SOUVENT DE MECHE AVEC LES VOLEURS DIXIT MON DENTISTE ET SON AVOCAT. 17 Octobre. Après un bivouac à Tarabuco (3 200 m d'Alt.). Ce village essentiellement Indien vit de l'agriculture, les textiles produits dans la région comptent parmis les plus renommés. Il est aussi réputé pour son marché ebdomadaire (dimanche). Nous l'avons visité. Très coloré et conviviale, ambiance festive avec fanfare et pétards. Bien entendu, nous avons succombé à la tentation et effectué quelques achats. 18 octobre. Nous prenons la route vers La Paz en repassant par Sucre, Potosi. Difficultés à trouver de l'eau pour nos réservoirs car ellle est rationnée, 1h30 pour trouver à changer nos € (le dollar est roi). La ville de Oruro à retenue toute notre attention, non pour son intérêt inexistant mais par sa polution et sa saleté. Nous nous sommes demandés si des épidémies ne devaient pas y sévir. Les habitants déambulent sereinement dans ce cloaque. Les écologistes et déffenseurs de la nature pourraient se pencher sur ce cas désespéré. Nous fuyons la ville pour un bivouac en pleine campagne à 200 Kms de La Paz. 19 Octobre. Le paysage vers La Paz capitale de la Bolivie est monotone, les flamands roses que nous avons aperçus y paraissent incongrus. En arrivant, nous voyons les favellas, les toits en tôle zinguée miroitant sous le soleil. La circulation est anarchique, et l'usage du frein à main très intense. Nouveau permis et timorés s'abstenir!. Nous avons trouvé un camping à 30min de la ville, il dépend d'un bel hôtel avec diverses prestations dont nous avons pu bénéficier (laverie en autres) Hotel Restaurant OBERLAND (S25°17'085"-W065°21'383"). 20/21 Octobre. Visite de La Paz. Ville très étendue et très annimée. L'église San Francisco richement décorée et très fleurie par les fidèles, la Cathédrale et le Musée national des Arts qui regroupe plusieurs époques de peintures et de sculptures modernes. Journée bien remplie, nous ne sommes pas déçus de la Capitale Bolivienne malgré les mises en garde concernant les dangers et vols. Nous assitons aussi au Carnaval célèbrant l'indépendance de la ville, haut en couleurs. 22 Octobre. Nous avons mis 3h pour quitter La Paz. Nous nous sommes retrouvés coincés au milieu du marché qui s'étend dans toute la haute ville, marché important, très achalandé, où est passée la pauvreté que nous avons rencontrée dans la campagne. Les agents de police lèvent molement la main pour réguler une circulation qui leur échappe totalement. Nous prenons la route de Coroico, les sommets enneigés sont très beaux et nous avons de la neige sur les accotements aussi, Athos s'en est régalé. Nous passons un col à 4950m d'Alt. et la Tortue de Jean-Paul chauffe. Nous entamons ensuite des descentes vertigineuses, Athomax y va à très petits pas pour éviter que les freins chauffent. Le paysage est somptueux, nous longeons la Cordillière Réal. Végétation Tropicale. Nous avons vu des caféiers et des bananiers. Arrivée à Coroico à 15h30, circulation bloquée: marché et festival religieux, la fête battant son plein, nous préfèrons décliner. 9 Kms de pavés comme au temps des diligences. Nous prenons la piste de Caranavi, la soeur jumelle de la piste de la mort. C'est l'enfer, la nuit tombe et nous roulons du mauvais côté, sur ces pistes nous devons rouler à gauche. Pour nous c'est côté ravin. Impossible de se croiser sans plusieurs manoeuvres délicates. Nous sommes fatigués et bivouaquons sur la piste à l'entrée d'un petit village. (voir photos). 23 Octobre. Départ à 7h30, nous reprenons la piste infernale car il nous reste encore 50 Kms à faire. Arrivée à Caranavi à 12h30, grosse bourgade sans aucun intérêt et chaleur équatoriale à suffoquer car nous sommes sur les contreforts de l'Amazonie. Nous faisons le tour des stations pour faire les pleins, mais pas de gaz-oil avant demain matin. Nous installons donc notre bivouac à proximité d'une station. Le soir, un Bolivien vient nous voir, et nous demande les questions traditionnelles, d'où on vient où on va. Je lui réponds que nous allons à Sorata pour voir les Yungas. Haussement de sourcils, et il me dit qu'il nous faudra 5 jours en jouant de la pelle et du treuil, et que nous ne sommes pas certains d'y arriver vu que tous les Rios sont en cru. Cette piste n'est pas utilisée. Seule solution retour à La Paz. 24 Octobre. Départ à 7h30, et nous reprenons la piste infernale, mais cette fois ci nous sommes du bon côté (falaise). En passant par La Paz, nous prenons la direction de Guaqui. Nous bivouaquons à proximité de la frontière, elle est fermée et n'ouvrira que demain à 9h. 25 Octobre. Passage frontière à Desaguadero, 1h30 aucun problème. La Bolivie nous à laissés un sentiment mitigé, pauvreté extrème dans les régions rurales et aisance pour ne pas dire opulance dans les grandes villes. Beaucoup de manifestations notamment contre la faim. Les femmes Boliviennes ne sont pas souriantes, mais c'est aussi de notre fait, ne parlant pas couramment l'Espagnol, nous limitons les contacts. La population canine est impressionnante. Le pays mérite le déplacement malgré ce qui nous est arrivé à Sucre. Suite sur la page Pérou
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