J'ai écouté les conseils de mon guide Sénégalais et j'ai donc pris la piste Kédougou, Fongolembi, Balaki, Salambandé, Koubia,
Sannou Labé. Sortie de Kédougou, bac pour Fongolembi passage frontière et ensuite galère. Après plusieur treuillages j'ai fait
60 Kms dans la journée. J'ai bivouaqur à Balaki et au jourd'hui j'ai fait 45 Kms . Je suis arrivé à Salambandé. Il reste à
faire 105 Kms jusqu'a Labé. Je déconseille à tous les voyageurs de prendre cette piste. C'est l'enfer.
Arrivé à Salambandé ils étaient tous surpris de voir un blanc arriver. Les Guinéens sont très sympa et m'ont bien aidé.
Départ de Salambandé à 6h et arrivée à Labé à 18h crevé mais heureux que le calvaire soit fini. Aujourd'hui repos et
ensuite visite du Fouta Djalon. La Guinée est un pays très montagneux et très joli, C'est très vert et il ne fait pas chaud.
Nous sommes le 18 et je suis toujours à Labé. Après le Fouta Djalon je voulais descendre sur Conakry mais tous les Guinéens
me l'ont fortement déconseillé. Coupeurs de route (un ministre s'est fait braquer), attaque de touristes et vol en tous genres
dans la capitale. Le pays est tellement pauvre que tout se vole. Donc étant seul je ne veux pas prendre de risques. Descente
sur Mamou et ensuite Dabola et Siguiri où se trouve la douane pour sortir du pays et direction Bamako. Mes silent-block de
barres de torsion n'ont pas résistés aux pistes Guinéennes, je voulais les faire changer à Conakry mais ça sera pour Cotonou.
Comme il tombe des cordes impossible de faire des photos du Fouta Djalon qui est très joli. Soit disant route goudronnée vers
le Mali, mais je vous met une photo pour juger de l'état de la RN1 entre Mamou et Kouroussa. Arrivée à la frontière à 18h
le 21-10.
Petite "Africanerie" barrage policier avant Mamou avec un beau panneau. Vérification carte grise, permis de conduire
assurance. Dès qu'ils me voient arriver ils laissent passer tout le monde et bien sur me demande tous les papiers. Pendant
qu'un policier examine mes papiers un autre me demande d'ouvrir ma portière et regarde mes pieds. Il discute avec son
confrère et celui-ci me dit vous conduisez avec des "reposes pieds". J'ai tout de suite compris que mes Tongs ne lui convenait
pas. Il me dit très sérieusement le code pénale Guinéen interdit formellement la conduite avec des "reposes pieds".
Aussi sérieusement je lui réponds que je n'ai pas appris le code pénal Guinéen et qu'en France nous avons le droit de conduire
avec des "reposes pieds". Il part d'un grand rire, me rend mes papieds et me souhaite très bon voyage.